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Avant de se séparer de sa fille bien-aimée, Le Messager d’Allah réunit, comme précédemment, les femmes de sa très proche famille et leur demanda de procéder à son habillage et de la présenter devant lui. H° Sayyada (as) n’avait qu’une seule robe que son père lui avait offerte en cadeau de mariage. Elle s’en vêtit et se dirigea vers l’Auteur de ses jours. Marquée par la chasteté, la pudeur et la décence, elle vacilla sur ses jambes. Son père s’avança donc, la prit dans ses bras et lui fit une invocation : « Ô Seigneur ! Garde Fatima de tituber dans ce monde et dans l’autre ! »

Avait-elle besoin de cette invocation, Celle qui est la Reine des femmes des mondes, La Pure, La Sainte et La Vertueuse Fatima ? Non, pas du tout ! Par cet exemple, le Sceau des Prophètes voulut révéler à chaque père son rôle à l’égard de sa fille.

Ensuite, Mohammad (ç) s’assit sur le sol, Fatima (as) et Ali (as) prirent place

de chaque côté de l’Envoyé de Dieu qui se chargea d’enseigner à sa fille chérie. Le Saint Prophète de l’Islam institua un Sunna (une pratique) pour les générations à venir que l’amour d’un père pour son enfant ne tient pas à lui offrir une prodigieuse pile de biens matériels mais à lui inculquer un lot de conseils et instructions qui l’aideront énormément à mener à bien sa vie, imbibée d’amour, dans la paix et la tranquillité, à l’intérieur de sa nouvelle destinée. Il s’adressa d’abord à son gendre : « Ô Ali ! Fatima est la meilleure femme de l’univers que je t’ai offerte. »

Il tourna ensuite vers sa fille et lui déclara : « Ô Fatima ! Ali est le meilleur homme de

l’univers chez qui tu pars. »

Le Messager d’Allah leva ses mains vers le ciel et pria en ces termes : « Ô Seigneur ! Mets l’amitié et l’entraide entre ces deux êtres. »

Il montra auparavant à son gendre la position vénérée de sa fille, puis à celle-ci le rang

élevé de son mari. A la fin, il invoqua Dieu pour signifier que seule l’invocation est le plus important de toutes les choses. Sans la miséricorde et la grâce divines, rien ne sert dans ce monde. Le Messager de Dieu fit venir une jatte pleine d’eau, y plongea sa main et en répandit quelques gouttes sur le corps de Fatima Zahra (as).

La Princesse des femmes des mondes fut conduite en grande pompe, entourée des filles

d’Eve en Hijab ( entièrement voilées), Salman Farsi se tenant au devant, vers son nouveau séjour situé à l’entrée de la Ville que le Saint Prophète eut loué provisoirement pour le nouveau couple. Ali (as) vivait jusqu’à présent sous le même toit que son maître et cousin, Mohammad (ç). Le lendemain, Le Prince des Prophètes vint voir sa fille et lui dit : « Ô Fatima ! Je t’ai fait marier avec celui dont le rang est, derrière ton père, inégalable dans l’univers. Mais, tu n’y trouveras pas les biens de ce monde que tu voudras chercher. Ô ma fille ! Tu n’exigeras donc pas de ton mari ce dont il ne pourra pas te satisfaire et qui deviendrait, par la suite, un objet de son affliction. »

Le couple béni ne rejoignit sa véritable demeure installée dans le flanc de la Mosquée du Prophète dont la porte s’ouvrait comme, exceptionnellement, celle du Saint Prophète, à l’intérieur de celle-ci qu’après six jours de noces passés en villégiature.

Enfin, pour clore cette page, un dernier Hadith tiré des enseignements du Messager d’Allah qui nous a déclaré que : « Les parents pécheurs qui ont donné une éducation conforme aux principes de l’Islam à leurs enfants pourront, le Jour de la Rétribution, pénétrer au Paradis par l’intercession de ces derniers qui verront leur demande agréée. »

LES FIANCAILLES

Je ne souhaite pas vous renvoyer aux vieilles lunes, mais il ne serait pas inutile d’attirer

votre attention sur une cérémonie organisée de nos jours, qui n’a plus ce qu’elle valait dans le passé. En effet, le moment le plus précieux demeure, avant tout, lorsque la demande formulée par le jeune homme est acceptée par les parents de la demoiselle. C’est le jour des fiançailles proprement dites ou des accordailles. Elles sont vivement recommandées par la Sunna du Saint Prophète qui « est le modèle parfait pour l’humanité. » Un demi-siècle auparavant, elles signifiaient encore la promesse du consentement mutuel. Elles se fêtaient, en principe, devant le Jamat et étaient enregistrées sur le Livre de l’Association, au même titre que le mariage. A cet égard, les fiançailles forment, donc, le gage d’honneur et de fidélité que le jeune garçon offre à l’élue de son coeur. Elles représentent, par voie de promesse solennelle concrétisée devant le Jamat, le lien qui unit les futurs époux, en même temps qu’elles élaborent, pour la

Communauté, un signe tangible du projet de ménage entre les deux prétendants. Rompre les fiançailles exprimait un déshonneur à l’adresse surtout de la famille de la jeune fille.

Aujourd’hui, la cérémonie somptueuse, appelée « Approbation ou le Grand OUI, »

représente réellement les fiançailles. En conséquence, les fiançailles à nouveau célébrées un ou deux jours précédant la bénédiction nuptiale n’ont pas de sens. Elles ne signifient qu’une simple fête à la manière de faire de l’épate ou une tradition aveugle aux charges inutiles, sans aucune portée sociale ou religieuse. Le Grand OUI constitue donc les véritables fiançailles.

Le garçon et la fille se communiquent par le portable ou sur l’internet, se rencontrent au

lycée ou chez la cousine. Ils s’aiment. Ils projettent de bâtir le foyer. Les parents en sont informés. Tout est arrangé à l’avance. Les familles se regroupent de deux côtés et en grand nombre. Une kyrielle de personnes, de la part du garçon, se déplace à la maison de la fille, conduite sous la bénédiction du Maolana. Le groupe d’en face a, elle aussi, son Maolana. Echange de propos et tout se passe bien, comme prévu. Un cocktail met fin à la courte cérémonie. C’est le premier acte. On y revient une ou deux semaines seulement après, pour écouter la réponse que l’on sait déjà. Mais, cette fois, avec une foule quadruple, l’Imam de la Mosquée à la tête. Certaines gens font le voyage, souvent de l’extérieur. Une cérémonie grandiose qui débute par la récitation d’une Sourate du Saint Quran et du célèbre Hadith Kissa et se termine sur la distribution du lait préparé aux amandes qui fait suite à la décision favorable, accompagné de nombreux mets et sucreries. C’est le second acte. Tout est bien qui finit bien. Rien ne s’y oppose. Il est certain que cette cérémonie du Grand OUI ne doit pas être célébrée sous l’aune des dépenses démesurées. Notre 7è Imam, Moussa Al Kazim (as), déclare que : « Trois sortes de personnes trouveront leur place, Le Jour de la Rétribution, sous l’ombre protectrice du Trône Divin :

- celle qui a fait marier son frère ou sa soeur de foi ;

- celle qui leur a apporté son aide :

- et celle qui n’a jamais dévoilé leur secret.

Le Jihâd ou la Guerre Sainte du temps du Saint Prophète de l’Islam n’existe pas de nos

jours, dans sa forme originale. Mais, elle persiste toujours pour toutes ces gens qui tirent le diable par la queue. Elles mènent le combat dès le lever du jour et rentrent le soir avec cet espoir que le lendemain sera meilleur. Elles désirent aussi voir leurs enfants convoler en noces. Cependant, en l’absence des moyens et, devant ces dépenses invraisemblables à la mesure de Taj Mahal, leurs voeux restent ensevelis au fond de leur coeur sans jamais s’épanouir et les familles aisées comme la Communauté elle-même les laissent de côté. Les vaches maigres ne sont pas léchées par leurs camarades, dit-on.

C’est une occasion donc de se procurer la récompense du Jihâd, sans y participer, en

s’efforçant de procéder au mariage de ces enfants exposés à la souffrance. Celui qui agira dans cette voie sauvera un groupe de personnes qui se rencontrent au bord de la ruine spirituelle. Ainsi, il fera toucher les épaules au prince de l’enfer et gagnera cette rude bataille comme sont sortis victorieux

des Guerres Saintes les Croyants à l’aube de l’Islam. Combien l’Imam du Temps sera ravi de voir ses fidèles égarés revenir vers le Droit Chemin ! Par cette magnifique action, il ne tirera pas seulement du péril des familles entières mais sauvegardera aussi sa propre Communauté qui s’annonce en perdition. Par son admirable geste, il attirera, d’une part, les « barakat » d’Allah sur lui et apportera, d’autre part, une aide à la Mission de nos Massoumines par la croissance du nombre de nouveaux fidèles qui naîtront de l’union de ces enfants du désespoir et viendront agrandir notre Communauté en proclamant la formule de LAYLAH ILLALLAH, très chère à l’Islam. « Et dans leurs biens le mendiant et le déshérité (ou celui qui ne mendie pas) avaient un droit. » ( Sourate AZ ZARIYAT, Qui Eparpillent ; Verset 19 )

LE HENNE

Les recherches en matière du tatouage au henné rapportent que son histoire date de quelques milliers d’années. Elle trouve son origine en Mésopotamie. Bien avant la Révélation de l’Islam en Arabie, les Hébreux s’en servaient comme produit de beauté. Les Egyptiens l’utilisaient également. Les futures mariées chez les Assyriens embellissaient leurs paumes et ongles des motifs au henné. En Inde, la mariée est ornée des signes symboliques dans lesquels sont gardées secrètes les initiales du Prince de son coeur qui aura la tâche de les découvrir sur son corps durant la nuit de noces. Certaines traditions vont loin pour affirmer que le henné est signe de bonne chance. Une tache de henne dans le creux de la main droite agit efficacement contre le mauvais oeil ou le

mauvais sort. On dit que le tatouage au henné est la représentation d’un sentiment dissimulé, un art qui affiche les émotions, les états d’âme. Chaque symbole a une signification particulière et le message qu’il transmet en est bien défini. Avec son aspect esthétique, il joue aussi son rôle sentimental et social comme symbolique. Le henne est donc un patrimoine ancestral de l’art et la manière. L’Occident découvre ces décorations corporelles dont il ignore le sens originel et n’en retient que l’élégance et la séduction. Par le temps qui court, ces ornements ont vite fait de migrer des paumes et des orteils vers le nombril, le décolleté, les omoplates et les bras, pour ne citer que ces parties.

Que dit l’Islam à propos de henné communément appelé le henne ? Je ne fais que vous

rapporter trois Hadith, tirés du « Téhzibhoul Islam » de Allamâé Majelissi, qui couronneront ce chapitre :

« La teinture des cheveux et de la barbe est Moustahabh (recommandée) pour l’homme comme celle des cheveux l’est pour le femme, de même que la parure au henne de ses pieds et mains. »

A la suite de ce Hadith, Allama cite quatorze bienfaits dont deux appartiennent pour la tombe.

« Imam Ja’far Sadiq (as) a déclaré que le Messager d’Allah a préconisé à toutes les femmes d’appliquer le henne, qu’elles soient mariées ou veuves : les épouses avec l’intention de se parer pour leurs maris et les veuves pour que ses mains ne se ressemblent point à celles des hommes. »

« Imam Ja’far Sadiq (as) a énoncé dans un autre Hadith que, parmi les signes du Dernier

Temps, figure celui-ci : les hommes de Bani Abbas s’attribueront certaines pratiques propres aux femmes c’est-à-dire, ils couvriront leurs pieds et mains au henne et coifferont leurs cheveux en forme de tresses. »

(NDT : l’extension de ce Hadith va jusqu’à la Fin du Temps car les traditions du temps de Bani Abbas étant vécues de nos jours, ceux qui les pratiquent se rangent parmi les gens de cette époque).

LE WALIMA

Le mot arabe de « Walima » est derivé de « Walam » qui signifie se rassembler, se réunir.

Le Walima veut dire le festin solennel et somptueux, ici le banquet de mariage ou « Ta’âm oul Ours. » Les noces du Saint Prophète, H° Mohammad (ç), et de la Sainte Khadîjah furent célébrées avec faste et donnèrent lieu au Walima. Les invitations furent distribuées aussi bien par Abou Tâlib (as), l’oncle du Saint Prophète, que par H° Khadîjah elle-même. Abou Tâlib (as) récita en personne le Sermon de la cérémonie nuptiale et paya de sa poche la dot de douze Okes et demi d’or, équivalent au prix de vingt jeunes chameaux de bonne race. Au mariage de Ali (AS) et de Fatima (AS), un grand banquet ou Walima fut aussi organisé où le repas consistait en dattes et olives. Abou Ayyoub Al Ançary offrit, pour l’occasion, son unique chèvre à l’Envoyé de Dieu. Il est celui qui a été béni par Allah d’accueillir Son Messager dans sa demeure lors de son émigration de La Mecque vers Médine, connue sous le nom de Hégire.

Lorsque Mohammad (ç) fit son entrée dans « la Ville de Lumières » ou « Madinat Al Mounawwarah », chaque tribu exprima son désir à l’Envoyé de Dieu à venir habiter chez elle. Il refusa toutes les offres en répondant que le chameau sur le dos duquel il s’était assis avait reçu l’inspiration de l’amener là où il conviendrait. L’animal continua son chemin jusqu’à ce qu’il vînt s’agenouiller dans la cour du Chef de la famille de Bani Najjar que l’histoire reconnaît sous le nom de Abou Ayyoub Al Ançary.

Le Messager d’Allah demanda à l’Imam Ali (AS) « d’inviter tous les Mouhajérines (les

Emigrés de la Mecque) et les Ançar (les natifs de Médine) à ce banquet, qu’ils soient près ou loin.

- Ö Rassouloullah ! Comment dois-je faire pour appeler toutes ces gens qui vaquent à leur travail dans des champs situés hors de la Ville ? Questionna son cousin et fidèle serviteur.

- Tu gravis sur le haut de la Mosquée et annonce en criant que le Prophète d’ Allah vous

appelle, répondit-il. »

Le fils d’Abou Tâlib exécuta ces recommandations et tout Madina vint participer au

Walima.

Le Saint Prophète de Dieu exposa au festin toute la viande de cette seule chèvre offerte en cadeau, la couvrit d’une nappe, demanda aux convives d’en manger et de laisser de côté tous les os.

Quand tout le monde fut rassasié, H° Mohammad (ç) se leva, ramassa tous les restes d’os et pria Dieu de faire revivre cet animal. Allah exauça son voeu et la chèvre revint vivante chez Abou Ayyoub Al Ançary, le Compagnon fidèle de l’Envoyé de Dieu. Les historiens n’omettent pas de faire remarquer, d’autre part, en relatant ce fait miraculeux que, depuis cette date, les malades se guérissaient en buvant le lait de ce mammifère.

Trois Hadiths tirés de « Téhzibhoul Islam » de Allamaé Majelissi (Aallallahou

Maqamahou) compléteront cette page : « Le Saint Prophète d’Allah a dit que : le Walima est recommandé en cinq occasions :

le mariage, le rasage des cheveux du nouveau-né (Aqiqa), la circoncision (Khatna), l’achat ou la construction d’une maison et au retour d’un voyage ( NDT : surtout le Hajj et le Zyarat ). » « L’Emir des Croyants, Ali (AS) a déclaré que : inviter les Croyants à assister au Nikâh, leur offrir un repas et réciter un Khoutbha avant la formule rituelle du Nikâh est Sounnat

(recommandé). » « Le Messager d’Allah a formulé que : le Walima est vivement recommandé le premier jour sans qu’il soit nécessaire le jour suivant et constitue une attitude ostentatoire le troisième jour. »

MOMENTS FAVORABLES DU NIKAH

Il est mentionné dans le Hadith de réciter le Nikah pendant la nuit et de le célébrer le

vendredi qui est le prince des jours de la semaine. Notre cinquième Imam, H° Mohammad Baker (AS) a énoncé que : « le soleil ne s’est levé sur un jour aussi glorieux que celui de vendredi. » De fil en aiguille, la nuit du jeudi à vendredi semble très propice pour cet événement historique de la vie. De nombreux Hadiths relatent les splendeurs de cette nuit de la miséricorde, du pardon, de la grâce divine, de l’exaucement de voeux et de l’adoration ou Ibadat dont le Nikah en est une.

Au lieu du samedi soir favorable à nos convenances personnelles où l’esprit matériel -

hélas !- prime souvent sur les sentiments spirituels, il serait souhaitable de bénir l’union de nos enfants que nous chérissons plus que toute autre chose dans ce monde pendant les Nuits Illustres de l’Anniversaire de l’Heureuse Naissance de nos Maassoumines (AS) ou de celle du jeudi à vendredi, la plus noble de la semaine. Ainsi, nous ferons d’une pierre deux coups : l’anniversaire sera solennisé de pair avec le mariage, l’adoration sera prônée ensemble avec la soumission à Allah, l’utile sera joint à l’agréable. Mais, attention, le maudit Satan n’aura pas sa place ! Si nous voulons bien l’inviter, il faudra, dans ce cas, choisir un autre jour parce que cette pierre à double coups pourrait retourner contre nous et prendre la forme d’ un châtiment divin : d’une part, le Haram (l’illicite) demeure toujours Haram dans toutes les occasions sans exception et,d’autre part, il s’aggrave pendant les jours saints, du fait de leur manque du respect et de leur mépris qui traduisent une profanation des Paroles sacrées de nos Imams, nos Guides adorés ainsi que nos Protecteurs et Intercesseurs vénérés. Cette remarque n’exige aucun développement qui pourrait se justifier par des exemples des choses qui nous entourent. Toutefois, je vous demanderai de vous référer à la citation du Mafatihul Jinane, chapitre sur les Aamals (Prières) de la nuit bénie du vendredi : « Celui qui méprise la majesté du vendredi et viole ses droits, par exemple il n’accomplit pas la prière du vendredi) ou reste noyé dans les actions illicites (Harams), Allah fera de lui le brin du feu de l’Enfer sauf qu’il implore le pardon. »

RECOMMANDATIONS

Il est vivement conseillé à tous les jeunes, garçons comme les filles, de s’instruire auprès

d’un Alimé dîne ou à travers les livres spécifique, quelques jours avant le Nikâh ou le mariage religieux, sur les règles et conduites à tenir avant, pendant et après les relations intimes, suivant les Hadith formulés par nos Imams (AS). Un projet de CD audio est en cours dans la section Tabligh pour éclairer et expliquer les points importants destinés aux futurs époux afin de trouver le bonheur dans la vie d’un couple. Le mariage ne signifie pas seulement, comme il a été longuement expliqué au début de cet exposé, la satisfaction de son désir poussé par son instinct, mais un acte relevant de la Sunna (

Pratiques) du Saint Prophète, donc faisant partie de la piété, de la dévotion et de l’adoration d’Allah, résultant à la procréation et à la formation de la descendance qui dépend des conditions de la conception des premiers jours. L’Islam est un Code de Vie d’un Musulman dans lequel rien n’est omis, de la première heure de la création jusqu’aux derniers moments de son existence, en passant par toutes les étapes de sa vie.

A l’appui de cette affirmation, je vous citerai quelques exemples relevant de ces prescriptions :- Les unions conjugales sont déconseillés ou détestables dans les occasions suivantes :

- Qamar fi Aqrab ou Vintsouro (lorsque la lune est dans la constellation du scorpion,

environ trois jours / mois, en général ) ;

- Tah-tousshouâ (les derniers jours du mois, environ trois jours aussi, où la lune est dans

l’ombre ) ;

- La première nuit lunaire de tous les mois, y compris la nuit de l’Idd-ul-Fitr, sauf celle de

Mahé Ramadan ) ;

- Le 15 de chaque mois et, surtout, du mois de Shâban ;

- La nuit de l’Idd-ul-Azha, Iddé Kourbane, le 10 Zilhajj ;

- Lors de l’éclipse lunaire ou solaire et d’un tremblement de terre.

Les autres détails dans le CD audio inshallah.

QUELQUES CONSEILS

- Etre en état d’ablution avant les relations, surtout lorsque la femme est enceinte.

- Dites toujours « A’OUZO BILLAHI MINASHSHAYTANIR RAJIM ». « BHISMILLAHIR RAHMANIR RAHIM » pour éloigner le Shaytan et obtenir les bénédictions d’Allah.

- Au moment des menstrues, tout rapport est HARAM (prohibé, illicite).

- Pour éviter que le maudit Satan ne triomphe de lui, le célibataire doit accomplir 2 Rakats de prière, célébrer les Louanges d’Allah, réciter les Salawaat et demander à Allah de lui attribuer une compagne. L’invocation, à cette occasion, est exaucée et le protégera de tout acte illicite.

- Un petit acte pour la première nuit de noce que voici :

La nuit des noces, quand l’épouse arrive dans la maison de son mari il est recommandé de faire deux rakats prière (comme le prière de Soubho) aussi bien pour l’époux que pour l’épouse. L’époux doit faire deux rakats prière avec l’intention de sounnate kourbatan ilallàh.

Après la prière, lire l’invocation suivant :

Ô Allah, accorde à ma femme l’amour et le bonheur et rend moi heureux d’elle et instaure entre

nous deux l’amour et la sérénité pour toujours parce que Tu agrées le licite et Tu interdis l’illicite.

Puis l’épouse doit également faire deux rakat prière (comme le prière de Soubho) avec le nyat de sounnate kourbatan ilallàh.

Après le prière, lire le douà suivant : (Même traduction que précédemment, mais au féminin)

Ensuite, l’époux doit poser sa main droite sur le front de son épouse et se tourner vers la Kiblà et lire ce douà : «Ô Allàh, selon les prescriptions de Ton livre, j’ai contracté le Nikàh avec cette femme, et je l’ai prise dans Ta religion, et je l’ai rendue licite par Ta Sainte récitation. Aussi si Tu m’accordes des enfants de cette femme, alors accordes leur la santé sous toutes ses formes et fais que Shaytàne ne s’associe pas à cela.

Ensuite, l’épouse doit laver ses pieds et recueillir l’eau pour l’asperger aux quatre coins de la maison pour bénéficier de :

-l’acceptation de 70 voeux,

-l’obtention de 70 bénédictions dans cette maison,

-l’obtention de 70 bienfaits, chaque bienfait s’éparpillant aux quatre coins de la maison,

-la protection de divers maladies (dépigmentation, folie etc..)

Source des Hadiths cités dans ce document :

-Tehziboul Islam d’Allamaé Majlissi

-Payghamaté Najfi de Sheikh Mohammad Hassan Najfi

-Gounahané Kabhira de Shahidh Dast ghaybé Shirazi

-Mafatihul Jinane de Sheikh Abbassé Koumi

-Majelisse ou Takrir de Maolana Sadiq Hassan.

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