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La Table Garnie de l’Imam Hassan (as) est très célèbre dans l’Histoire de l’Islam. L’Imam mangeait très humblement mais se procurait un très grand plaisir en offrant le meilleur repas aux autres. Elle se remplissait d’innombrables mets déjà au petit déjeuner ! Moawiya, le Gouverneur de Damas en Syrie et le fils d’Abou Soufyan, l’ennemi le plus redoutable du Saint Prophète d’Allah, ne put s’empêcher de dissimuler sa jalousie, jeta le masque et fit cette objection en écrivant au Calife légitime de l’époque et Petit-Fils du Messager de Dieu : « LA KHAYR FIL ISRAF », le gaspillage n’est pas un bienfait. L’Imam lui renvoya la balle formée des mêmes mots, mais transposées : « LA ISRAF FIL KHAYR », il n’y a pas de gaspillage dans le bienfait. « Vous n’atteindrez jamais la charité tant que vous n’aurez pas fait largesse de ce que vous chérissez. Tout ce dont vous faites générosité, oui, Allah le sait. » ( La Famille d’Imran ; Verset 92 )

« Et, lorsqu’ils font générosité, ils ne sont ni prodigues ni avares, puisque entre les deux est la droiture. » (Sourate Al Fourqâne, Le Discernement ; Verset 67 )

Il ressort d’un Hadith que : « les charges versées en vue d’un péché constituent le

gaspillage, le non-paiement de son dû et de ses obligations traduit l’avarice et les dépenses opérées selon la volonté divine forment le partage équitable, la droiture. »

Notre 6è Imam, H° Abou Abdellah, Ja’far Sadiq (AS) confie : « Toute dépense avec réserve est Halal (autorisée) alors que le gaspillage est Haram (illicite). » Il ajoute par ailleurs que : « Lorsqu’un cheval de vingt dirhams vous suffit, il ne vous est pas permis d’acheter celui de dix mille dirhams. »

« Oui, les gaspilleurs sont frères des diables ; et le diable est très ingrat envers son Seigneur. » ( Le Voyage Nocturne ; verset 27 ).

Les parents crient pour payer les 30 € de la taxe de Majalisse – énorme à leurs yeux - qui

est, en plus, honoré par la bienheureuse présence invisible des Mâssoumines (as) mais n’hésitent pas à ruisseler à pleines mains – sans coup férir - la somme cent fois supérieure pour l’organisation grandiose de la réception et du spectacle musical ! Ils n’offrent qu’un billet de 10 € dans une enveloppe blanche correctement fermée et avec des courbettes combien respectueuses à Maolana qui a récité le Nikâh de leurs enfants unis pour toute la vie alors que des milliers d’euros s’envolent pour des dépenses futiles que je m’abstiens d’énumérer ici afin d’éviter de toucher la corde sensible de certains gens dont le sang monte facilement à la tête ! La liste de ces coutumes non islamiques, pour ne pas dire sataniques, est longue. Je vous en

cite une autre : la jeune fille descend de sa voiture décorée dans sa robe de mariée et parcourt le trajet jusqu’à la Mosquée, à l’allée comme au retour, sous le couvert bienfaiteur du Saint Coran, tenu sur sa tête par une demoiselle d’honneur qui la suit. Après avoir reçu, comme il est d’usage, les bénédictions divines du Nikâh, l’heureuse mariée quitte la Mosquée, toujours à l’ombre protectrice du Livre Divin qui l’accompagne jusqu’à la salle de réception, où les Paroles d’ Allah cèdent la place aux paroles de chansons, à la musique et à la danse, pour s’enfermer dans le sac à main de

marque !

Le conjoint suit sa moitié avec une bande attachée à son bras droit, une lanière de linge

verte dans laquelle sont enveloppées les Paroles d’Allah ou une pièce de monnaie portant l’écrit de l’Imam contre le regard méchant ou le mauvais sort, comme si celui-ci ne guettait les mariés que dans les Lieux Saints ! Si j’ose le dire parce que ce ruban terminera son voyage, comme le Saint Coran de sa compagne de vie, dans la poche du garçon d’honneur à la salle de réception musicale organisée par lui où le grand satan, pourchassé de la Mosquée, trouvera refuge à côté du maître des lieux ! Mêler le profane et le sacré !

La mariée fait donc son entrée dans sa nouvelle vie avec la tête « dévoilée », celle qui,

jusqu’à hier encore, se cachait sous le voile et ne s’empêche pas d’offrir de grosses bises à tous

les jeunes de son âge qui viennent lui présenter leurs voeux, celle-même qui refusait de les embrasser auparavant ! Elle se fait tirer des photos, à visage découvert, avec tous les hommes de sa famille proche ou lointaine, devant le ZARIH de l’Imam (as) dont les portes sont, pour quelques instants, verrouillées, loin du regard indiscret du flash photographique, comme le Saint Coran qui sera, dans les minutes qui suivent, claustré dans le fourre-tout de la mariée.

Quelques Hadiths vont nous permettre de mieux cerner le problème : « L’eau fait pousser la plante, semblable à la musique qui crée l’amertume dans le coeur de l’homme. » « Les anges du ciel ne pénètrent pas dans la maison qui conserve l’alcool et les instruments

de musique. Les invocations de ses habitants ne sont pas agréées et toutes les bénédictions divines en sont écartées. »

« Il viendra une époque où vous verrez que les instruments de musique et de danse seront

tellement éparpillés que, non seulement, personne ne les interdira mais n’aura le courage de les interdire. Vous verrez que l’émission et l’écoute de la musique dans les Lieux Saints (La Mecque et

Médine) deviendront une chose normale. »

Un homme se présenta devant le 6è Imam et lui raconta que : « lorsque je vais aux toilettes, j’entends les servantes chanter dans la maison voisine. Souvent, j’y reste plus longtemps et me laisse aller à leur écoute.

- Cessez d’écouter avec plaisir ces chansons, lui répondit l’Imam.

- Je n’assiste pas à leur spectacle, je ne fais qu’y prêter l’oreille, insista-t-il.

- N’avez-vous pas lu ce Verset du Coran, lui répliqua l’Imam Ja’far Sadiq (AS), dans lequel

Allah annonce que :

L’ouïe, la vue et le coeur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. ( Le Voyage Nocturne ; Verset 36)

- Je n’avais pas connaissance de ce Verset, déclara cet homme, et j’éprouve de la honte pour mon acte. Je me repens pour mes péchés antérieurs et implore le pardon d’Allah.

- Levez-vous, et prenez le bain rituel et invoquez Dieu, après avoir accompli deux Rakates de Salat, pour qu’IL vous pardonne vos péchés (de l’écoute des chansons). Certes, vous avez commis de gros péchés, » lui expliqua l’Imam.

« Si un serviteur commet un péché en cachette (qui ne concerne que lui-même), il sera le

seul à en subir le préjudice. Mais, s’il le commet ouvertement et en public sans que personne ne l’empêche, le préjudice en atteindra tout le monde. »

A la lumière de ce dernier Hadith, chacun de nous et, particulièrement, les Dirigeants de

notre Association, Honorables Conducteurs de la barque , qui portent le noble titre de « Serviteurs de la Communauté », ainsi que les Chargés des oeuvres missionnaires et les Oulémas qui ressemblent à des phares éclairant notre marche dans la nuit sombre – le mariage étant, de surcroît, célébré le soir – et nous conduisant vers les chemins de la vertu, de la foi et de la piété, sont tenus de faire respecter les Commandements divins dans l’enceinte de la Mosquée, sans les négliger non plus à l’extérieur de celle-ci. Certaines maladies exigent forcément la quarantaine.

Les Hadiths suivants mettront en évidence mes affirmations :

« Le Chef est pour sa Communauté tel un Prophète pour son peuple. »

« Ma Communauté (Umma) connaîtra une époque où il ne restera du Coran que son dessin et de l’Islam que son nom…..Les Faqihs (Oulémas, Jurisconsultes) de cette période seront les pires des Faqihs sous le ciel. »

« Un temps viendra où les gens fuiront les Oulémas comme les moutons fuient le loup. »

« Deux personnes ont brisé mon épine dorsale : le savant dont les actes ne suivent pas ses

paroles et l’ignorant dont les adorations s’effectuent sans leurs connaissances. »

« Allah a confié au Croyant l’exécution de toutes les oeuvres à l’exception de celles qui

portent atteinte à sa dignité. »

« La Mosquée est la Maison d’Allah, Seigneur des mondes, qu’Elle ne se transforme pas en un lieu de l’humiliation et de la quête des pauvres. »

Nombreux fonds de recettes pour une action déterminée existent dans le Jamat ( Madressa , Mosquée, Charité pour les malades et les pauvres, Cimetière, etc…) qui réclament de l’argent pour pouvoir subvenir aux charges appropriées. Ils constituent, d’un côté, une source de ou bienfaits perpétuels à l’instar de l’eau d’une fontaine intarissable et, de l’autre, une action humanitaire digne d’un musulman. Une somme symbolique y est offerte pour la forme, mais la majeure partie est dirigée vers les réception et party où chacun tente de surpasser l’autre par la quantité et la variété des mets et boissons servis, sans oublier le somptueux gâteau de mariage dont la grandeur et le nombre d’étages varient suivant la richesse des parents.

Les Oulémas nous rappellent que le moment de la récitation du Nikâh est propice à formuler ses voeux et, cette nuit, destinée pour le couple à adorer et à remercier Allah. C’est pourquoi, Notre 5è Imam, H° Mohammad Bakar (as) nous enseigne que : « lorsque vous êtes invité à une cérémonie nuptiale, allez-y avec un certain retard parce qu’elle vous rappellera ce bas monde. »

A propos justement du film et de la photographie que je viens de relater, j’aimerais bien

attirer votre attention sur un point précis que toutes les femmes qui viennent à la Mosquée couvertes d’un voile ou d’un tchador s’en libèrent une fois rentrées dans les salles qui leur sont réservées.

Lorsque le caméra passe devant elles, celles-ci y apparaissent comme elles sont, à visage découvert, un comportement qu’elles éviteraient sûrement de présenter devant les hommes, alors que ce même film va faire le tour de tous les foyers !

Je vais essayer de mieux me faire comprendre en vous racontant une histoire drôle qui,

certes, ne concerne pas notre sujet, mais démontre d’une façon manifeste comment certaines coutumes prennent les rituels religieux sans qu’on s’en rende compte ou sont introduites par des gens de l’extérieur nouvellement convertis.

Cette anecdote date du début du siècle, au moment où les gens venaient tout juste d’embrasser la vraie Religion de Dieu. Leur foi était solide mais les connaissances très fragiles. Les habitants de ce village nouvellement acquis à l’Islam ne savaient ni lire, ni écrire. Ils avaient engagé un homme qui, sans compétence religieuse, avait presque des notions élémentaires du Goujarati. Il n’était pas passé par Lucknow ou Qum, centres d’études islamiques de renommée mondiale et titres de référence dans le monde d’aujourd’hui. Il lut dans le livre de Dinyat ( Catéchisme musulman ) que l’une des causes qui rendent l’ablution invalide est « la sortie de l’air. » Il en informa sa petite Communauté qui acquiesça à sa demande de suspendre un grand rideau, du lieu de

Vazou jusqu’à la Mosquée, afin d’éviter le vent d’y pénétrer sous peine d’invalider l’ablution. Chaque société a ses pédants et celle-ci avait les siens qui en formaient la classe dominante. « Le petit torrent qui serpente entre les rochers dans les montagnes fait plus de bruit, à lui seul, que tous les grands fleuves, » a bien dit un penseur occidental. Cette pratique dura très longtemps et devint un Fatwa. « NIM MOULLA KHATRE IMAN, NIM HAKIM KHATRE JANE », un demi- Mollah est aussi fatal à la foi qu’un charlatan à la santé, affirme un adage populaire de chez nous.

En hiver, lorsque le vent soufflait fort, notre « diacre » attachait son rideau de droite et de

gauche pour l’empêcher de s’agiter et de faire pénétrer l’air dans le couloir. Un « Maolana » en turban arriva à cette période et refusa d’accomplir l’ablution dans ce lieu. Il le pratiqua en plein air. Il ne possédait pas de diplôme de haut niveau, néanmoins sa valise contenait un Certificat de fin d’études primaires, délivré par l’école religieuse de son village natal. Tout le Jamat lui témoignait le respect qu’il méritait.

Les voyages étaient rudes à l’époque et les moyens de transport très difficiles. Voir un

« Agha Saheb » n’était pas monnaie courante. Les Prêtres se déplaçaient très rarement et lorsqu’ils y venaient, ces derniers étaient accueillis avec tous les honneurs dus à leur rang. Notre « diacre » a bien voulu convaincre notre honorable hôte, mais « je ne suis pas une femme pour me cacher derrière le voile », répondit –il, d’un air étonné.

Ce Ministre de Culte se dirigea au devant pour conduire le Salat. Une confusion explosa

dans la Mosquée : « comment effectuer la Prière derrière celui dont l’ablution est rompu ? » chuchotèrent-ils. Le Prêtre en demanda la raison. Notre chapelain apporta son bouquin en moins de deux et lui indiqua avec un air de flambart la phrase à controverse. Le Maolana éclata de rire. Il ne put retenir ni son rire ni son « air. » Il s’esclaffa aussi fortement qu’il lâcha une perle. Son ablution se rompit. Lorsque sa gaieté s’apaisa, il expliqua le sens de cette expression que l’auteur s’est servi par pure décence pour désigner « la sortie du gaz intestinal. » Tout le monde pouffa de rire !

LE MARIAGE CIVIL

Une centaine de personnes suivent les futurs époux à l’Hôtel de Ville pour écouter le

« OUI » traditionnel qu’ils prononceront timidement mais avec quelle vive passion devant le Maire. Le prince charmant, barbe entièrement rasée, vêtu d’un costume sombre et la rani de son coeur, drapée dans un somptueux sari qui laisse traverser les regards furtifs s’installent devant l’Officier de l’Etat - Civil. Habillés dans une tenue d’apparat digne de ce jour, les convives prennent place derrière eux. Les dames avec ou sans le Tchador. La salle semble exiguë. L’air sent le parfum de toutes les bonnes marques. La cérémonie débute par la lecture de quelques articles du Code Civil le rapportant à l’événement du moment et se termine sur la présentation des souhaits accompagnés

des embrassades. Il faut profiter de l’occasion. Certains sont venus pour cela. Le Halal et le Haram se succèdent. Souvent, le second l’emporte sur le premier. La cérémonie ne touche pas à sa fin. Elle ne fait que commencer. Toute cette foule que viendra encore grossir une marée d’hommes et de femmes – la femme étant le clou de la fête – se dirige à la réception offerte par le mari. Tout le monde se bouscule. Les panneaux de séparation des classes mâles et femelles du Madressa ou les rideaux de la Mosquée n’ont pas leur place ici. Les enfants entonnent les Kassidâs. Les plats sont servis. On se régale. On se discute. Au revoir pour la prochaine cérémonie ! On dit que le Satan a le pouvoir de circuler dans le sang. Mais, je pense que dans des occasions pareilles, il quitte les artères pour venir s’asseoir avec l’assistance en joie ! « Et nous l’avons guidé aux deux voies (du bien et du mal). Ne s’engagera-t-il pas dans la Montée ?

Et que sais-tu de ce qu’est la Montée ? Affranchir un joug de l’esclavage. Ou nourrir, en un jour de famine ; un orphelin de la parenté ; ou un pauvre plein de poussière. » ( Sourate AL BHALAD, La Cité ; versets 10-16 )

LE MARIAGE DE FATIMA (AS)

Les cérémonies exemplaires du mariage de H° Fatima (as), la Reine des femmes des

mondes et la fille unique du Prince des Prophètes et Envoyés d’Allah, Mohammad (ç), avec le Prince des Croyants, Ali (as), furent organisées avec une simplicité telle qu’elles constituent l’idéal pour tous les musulmans de tous les pays et de tous les temps, sans aucune distinction. Les fiançailles furent marquées au mois de Ramadan de l’an 2 de l’Hégire, mais la célébration de cette alliance matrimoniale et la cérémonie d’adieu n’eurent lieu que deux mois plus tard, au mois de Zilhajj. Le banquet de mariage ou le Walima clôtura la fête. Ali (as) dut vendre sa cotte de mailles pour se procurer la valeur de la dot qu’il devait offrir à son épouse, la Sainte Fatima Zahra (as). L’Emir des Croyants possédait un sabre, un chameau et une cuirasse. Le Messager de Dieu conseilla à son cousin, et fidèle disciple de, vendre cette dernière car le sabre lui étant utile contre les ennemis de l’Islam et le chameau pour arroser la palmeraie ainsi que pour se déplacer. Il serait intéressant de relever au passage que l’Imam Ali

(as) ne s’était jamais servi de sa cuirasse dans les batailles, se satisfaisant uniquement de sa blouse. La grande importance et la véritable gloire de cette union la plus mémorable dans les annales de l’Islam résident dans son attitude humble lorsqu’on sait que ces vénérables personnes forment, avec leurs saints enfants l’Imam Hassan et l’Imam Houssein (as), les Ahl-ul-Bayt ou Les Gens de La Maison (du Prophète), pour l’amour des quels Allah a créé ce cosmos. L’Envoyé de Dieu pouvait fêter ce mariage unique et hors pair - il ne verra plus un autre - d’une manière telle qu’il serait exclusif dans l’univers pour tous les temps passés et à venir, cependant il préféra la modestie aux pompes, la satisfaction au gaspillage. Mohammad (ç) n’ offrit à sa fille bien-aimée que quelques objets nécessaires et ustensiles de ménage. Un individu pensa qu’Allah l’a envoyé dans ce monde, mais sans le pourvoir de fortune. Le Saint Prophète souleva le coin de son Moussalla ou le tapis de Prière et lui fit apercevoir ce qui s’y trouvait. L’homme y distingua des bijoux en or et des perles. De nombreuses personnes, bien avant l’Imam Ali (as), s’étaient présentées chez Le Saint

Prophète d’Allah pour demander la main de sa vénérable fille dont Abdoullah Ibn Awf, l’un des hommes les plus opulents de Médina qui, semblable à ses camarades, essuya le refus. Quand il commença à vanter de sa richesse, l’Envoyé de Dieu prit une poignée de sable et la posa sur sa luxueuse tunique. Elle se transforma en lingots d’or.

Cette histoire ne nous est pas parvenue simplement pour être racontée. Elle a aussi un

message à nous transmettre. Une des interprétations possibles est la suivante : l’Envoyé de Dieu voulut, par ce geste magistral et combien distingué, graver une leçon pour les générations à venir et offrir un bon exemple, notamment aux hommes qui sont à la tête de la communauté, aux notables de Jamat, et, en particulier, aux gens qui roulent sur l’or pour que toutes les couches de la société aient facilement accès au mariage. Il faut éviter les coutumes étrangères qui glissent comme une couleuvre, au nom de l’Islam, à l’intérieur de nos traditions religieuses qui nous dévient du Droit

Chemin pour nous mener, par nos actes illicites, sur la voie des mécréants sans qu’on s’en aperçoive.

Le Sceau des Prophètes rassembla, d’autre part, toutes les Dames de sa famille, lors des

noces de son unique fille, SAYYADA (as), et leur déclara qu’ « aucun péché ne doit être commis à cette occasion parce qu’il a pouvoir d’agir sur les époux. »

Ali et Fatima (as) sont des personnes pures. Ils forment un couple saint et béni.

L’impureté est loin d’eux. Mais, par cette image, l’Envoyé de Dieu tint à démontrer aux enfants des hommes que si le mari est touché par le vice, celui-ci portera ses effets sur la postérité du couple ainsi constitué. Le péché se caractérise donc par un mal en permanence. Il ne faut jamais le minimiser.

Les prétextes ne manquent pas. Les explications affluent de toutes parts. Que l’occasion soit unique ou multiple, en aucun cas le péché n’est permis pas comme l’infraction dans un pays ! C’est plutôt dans de telles occasions où l’homme, d’ordinaire, perd la maîtrise de soi dont la bride est tenue par le maudit Satan qui profite de la situation, que l’Islam demande le plus à ses fidèles de contrôler son NAFS, son « ego » ou son « moi. »

Le mariage des enfants ne se concrétise pas chez nous sans avoir préalablement consulté

« l’Agha Sahebh » sur les date et jour propices le concernant, sans, toutefois, jamais porter son attention sur le Hadith qui vient d’être souligné et tant d’autres encore que nos livres s’en regorgent: la transgression de la Loi Divine est plus fatale que le calendrier !

Les paroles de l’Emir des Croyants à son frère Akil, lorsqu’il émit ses souhaits pour se

marier, bien après le décès cruel de son épouse, Fatima (as), sont très significatives.

Ali (as) demanda à ce dernier de lui trouver une descendante d’une famille renommée pour sa bravoure, son héroïsme, sa fidélité et son honnêteté. Ce fidèle Compagnon et disciple de Mohammad (ç), le « Wali » d’Allah et sa « Preuve » sur la terre, n’avait-il pas toutes ces qualités, lui que personne n’a pu vaincre dans aucune des batailles de l’Islam ? Mais, par là, l’Imam voulait prouver, comme le Saint Prophète de Dieu auparavant, combien le choix d’une épouse, autant d’un époux, est une chose importante dans la vie de l’homme, qui transmet ses fruits – bons ou mauvais - aux héritiers.

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