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« Et mariez celles des vôtres qui n’ont pas de maris, et aussi les gens de bien parmi vos esclaves hommes et vos esclaves femmes. S’ils sont besogneux, Allah les mettra au large, de par Sa grâce. Allah est très Généreux et Savant. » (Sourate AL NOOR – La Lumière ; verset 32)
« (Vos épouses) Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. » (Sourate La Vache ; Verset 187)
« Vos épouses sont pour vous un champ. » (Sourate AL BAQARAH, La Vache ; Verset 223)
« Le Nikah appartient à ma Sunna ; celui qui se détourne de ma Pratique n’est pas de moi. »
« Mariez-vous et procréez, car je compte dominer la compétition avec les autres nations, le Jour de la Résurrection, par votre nombre. »
Dieu a crée la nature de telle manière que l’homme et la femme sont attirés l’un par l’autre. Ce charme instinctif les unit et les entraîne à vivre une vie commune jusqu’à former une famille. Toutefois, Cette tendance innée, appelée souvent l’instinct sexuel, comme tout autre instinct, ne doit pas être laissée à agir à sa guise, mais doit être guidée vers la bonne direction, celle que Dieu a préconisée pour le bienfait de l’humanité. L’instinct sexuel est puissant et se rend plus indocile, à mesure qu’il est obéi, comme le feu qui devient de plus en plus ardent, autant qu’il est alimenté.
Le Créateur de l’Univers a, de par Sa Sagesse, doté l’homme et la femme d’un besoin réciproque pour l’être de sexe opposé. Ce besoin doit être reconnu comme tel, considéré dans sa nature propre. L’Islam n’a jamais réclamé de l’homme ou de la femme de lutter contre lui, de fuir la société et de préférer le célibat au mariage, la vie cloîtrée à la vie de famille. Cependant, il a ordonné à chaque musulman et à chaque musulmane de contrôler cette soif instinctive, de ne pas l’assouvir de n’importe quelle manière, de ne pas céder à la tentation, de ne pas lâcher la bride à ses passions. Pour l’accomplissement et la satisfaction de cet appétit, Allah a choisi la voie du NIKÂH. Le Saint Prophète de l’Islam déclare que : « lorsque l’homme et la femme se réunissent Seuls dans un lieu, la troisième personne est le Satan. » L’individu perd son contrôle dans le silence, le prince des ténèbres s’enorgueillit de faire passer le courant pour allumer l’incendie et l’occasion
fait le larron.
L’Envoyé d’Allah explique le sens du regard porté sur une femme : « Ô Ali ! Le premier
regard est pour toi, il est licite (halal, autorisé), le second est une tentation, il est contre toi. » Ce qui signifie que lorsque le second regard se dirige sur une femme, sa première phase conduit d’abord à une adultère apparent de la vue et sa deuxième phase entraîne ensuite l’adultère caché avec la vision profonde qui est illicite (haram). Vient enfin la troisième phase qui ouvre la voie à l’infidélité. Le premier regard est licite dans ce sens que, contrairement au second, il n’est pas intentionnel. L’Islam va plus loin dans ses recommandations. A propos de cette perception par la vue, le 6è Imam, Ja’far Sadiq (as) dit : « Le regard est une flèche empoisonnée d’Ibliss. » Un autre hadith affirme que : « l’adultère des yeux, c’est le regard intentionnel. »
L’Islam a fait de l’éthique l’ornement de la personnalité humaine. La morale est apparue en même temps que l’humanité et existera tant qu’il y aura des hommes sur la terre. Comme dit Jules Romain, cité par Seyyed Mojtaba Moussavi Lâri dans son livre :
Problèmes moraux et psychologiques : « Les sciences ont progressé à notre époque, mais les instincts et tendances sont demeurés à leur état primitif. S’ils progressaient à leur tour, en harmonie avec la raison et la science, nous pourrions dire que l’homme a progressé dans la civilisation, elle-même fruit de sa pensée et de sa bonne volonté. »
Il cite Descartes à ce propos : « La morale sans la foi est comparable à un château construit sur de l’argile ou sur de la glace. »
Il fournit en exemple un autre savant dont le nom n’est pas évoqué : « La morale sans la foi est semblable à des graines que l’on sèmerait sur du roc ou entre des ronces ; elles pourrissent et meurent. Même dans sa meilleure forme, la morale sans la foi religieuse serait comme un corps sans vie. »
Le regard de l’Islam se porte à l’horizon de la dignité humaine et trace une voie qui mène
l’humanité vers le bonheur et la félicité, car la défaillance de la morale ou la corruption des moeurs, dans une société entraînent l’éboulement chaotique de celle-ci.
Il énonce donc : « Quand les garçons atteignent l’âge de six ans, ne les laissez pas dormir ensemble sous une même couverture. Et, quand les filles et garçons arrivent à l’âge de dix ans, séparez leurs lits.
- Dès que la fille touche les six ans, un Non-Maharam (étranger à la famille très proche, qui peut se marier avec elle – voir liste selon Coran en page 52) ne doit ni l’embrasser, ni l’asseoir sur ses genoux.
- Un garçon de plus de sept ans ne doit pas embrasser les femmes.
- Le rapport conjugal ne doit pas avoir lieu dans une chambre où se trouve un enfant, même en bas âge. Il doit se dérouler loin de tout regard et de toute écoute, même celle de la respiration. »
Le mariage forge, avant tout, un contrat entre les deux futurs époux, le garçon et la fille, qui vont s’unir pour le meilleur et le pire, pour la fortune et l’infortune, pour un soutien mutuel dans la joie et la peine. Il constitue, ensuite, un acte social, un point d’honneur. Mais, au sens religieux du terme, il ne vaut rien tant qu’il n’est pas couronné par le Nikâh, qui donne à cette union sa signification réelle, sa validité au regard de Dieu, sa légitimité quant à la procréation qui va en résulter. Dans cet esprit, il est apprécié en tant qu’un acte d’adoration. Le Saint Prophète de l’Islam énonce : « Lorsque l’un d’entre vous se marie, le satan s’affole en criant : hélas ! Les deux tiers de la foi du fils d’Adam sont préservés ! »
Le mariage s’annonce donc un meilleur moyen de défense pour son honneur, ses bons
caractères, sa personnalité, sa vie d’ici-bas comme celle de l’au-delà. En un autre endroit, il communique : « Quiconque se marie sauvegarde la moitié de sa foi. Qu’il préserve l’autre moitié par la piété ou la crainte révérencielle de Dieu. »
Le mariage constitue, par conséquent, une forteresse pour la foi. Le célibat peut conduire l’homme vers la perversion et la vie mondaine, ce qui est contraire à la piété. L’Envoyé d’Allah proclame dans un Hadith que : « Le NIKÂH ou le mariage est ma SOUNNAT, ma Tradition. Celui qui se détourne de ma Pratique n’est pas de moi. »
Nombreux étaient les Compagnons du Saint Prophète qui menaient une vie acétique auxquels il s’adresse par ces paroles : « Ceux qui ont accédé à ma Tradition doivent aussi se marier. »
Il ajoute, en outre : « Mariez-vous et procréez-vous pour que, le Jour du Jugement, je puisse me vanter devant les autres Communautés de l’abondance de la mienne, même si elle sera, en partie, composée d’enfants mort-nés en fausse-couche. »
Il déclare, par ailleurs que : « Celui d’entre-vous qui meurt sans avoir jamais voulu se marier est décédé d’une mort blâmable. » Ou bien : « L’homme marié qui sommeille est meilleur que celui qui jeûne et prie en vivant comme un moine. » Ou encore : « La Prière de deux Rakates de l’homme marié est meilleure que celle de soixante dix Rakates accomplies par un célibataire. »
Un Hadith du noble Prophète de l’Islam annonce que : « La malédiction d’Allah se répand sur les femmes qui veulent se ressembler aux hommes et sur les hommes aussi qui veulent être des femmes. » Et un autre de dire : « Il n’existe pas une institution établie en Islam qui est plus aimée d’Allah que le mariage. »
Dans cette optique, le mariage dépasse le stade de Moustahabh (Sunna) ou recommandé et devient, par conséquent, Wajib ou obligatoire lorsque l’homme s’entraîne vers la perversion car la faim chasse le loup hors du bois ou bien lorsqu’ il risque d’attraper des maladies, surtout celles sexuellement transmissibles. Le Nikâh fournit donc un moyen très efficace de se mettre à l’abri de ces maladies redoutables qui sévissent à travers le monde et que personne n’ignore et, ce, par la fidélité qu’il instaure entre les deux époux. L’Islam attache une grande importance au mariage dans son système social et ne prescrit pas la vie monastique ou retirée. Il sied d’affirmer que les premières personnes qui bénéficieront physiquement et spirituellement du mariage sont, sans conteste, les époux eux-mêmes. Il crée entre eux l’amour, l’attachement, la tendresse, la tranquillité, l’harmonie, autant de qualités nécessaires à la stabilité de l’être humain qui perd sa raison devant toutes les vicissitudes qui l’entourent. Il contrarie cette formule qui dicte que : le mariage est la seule guerre où l’on dort à côté de son ennemi. En faisant allusion aux bienfaits du Nikâh, Allah nous parle en ces termes :
« Et parmi Ses Signes (il en est aussi un), Il a créé de vous, pour vous, des épouses, afin que vous trouviez tranquillité auprès d’elles et Il a assigné entre vous amour et miséricorde. » (Sourate AR ROUM, Les Byzantins ; Verset 21)
Le Verset n°223 de la Sourate Al Baqarah cité au début de ce chapitre fait bien apparaître
que l’homme est donc l’agriculteur, la femme le champ et la semence la graine. Le paysan ne voudra jamais semer ses graines dans un sol néfaste à la culture, qui ne peut lui rapporter que la misère. Chaque pied a son soulier, de même chaque organe du corps humain a ses fonctions propres que nul autre ne peut les rendre. Dieu a doté les organes de génération de chaque individu des bienfaits que celui-ci ne peut trouver ailleurs. C’est aller contre la volonté divine que de se soumettre à ses passions les plus fantaisistes.
Le mariage assure la continuité de la postérité, constitue le rempart familial, fortifie la
Communauté. A son opposé, le refus au mariage ou la vie de célibat affaiblit la puissance de la Communauté, donne naissance à de nombreux péchés à l’intérieur de celle-ci, altère sa santé spirituelle, fait disparaître de la carte généalogique le nom d’une famille entière.
Le Nikâh forme la voie licite instituée par Allah pour la recherche d’enfants. Ce désir de la procréation qui habite chez l’homme et la femme est naturel. Certes, Ils veulent avoir des enfants, n’empêche qu’ils soient avant tout des enfants du Nikâh et non des enfants d’amour. Ceci est d’une vérité évidente que le musulman ne doit pas s’arrêter là, mais désirer plus que cela. Il doit façonner des enfants pieux qui constitueront sa vraie richesse. L’enfant est un don divin. Il peut être la fraîcheur des yeux, la sérénité du coeur, le soutien de l’âge pour les parents, créer la joie et le bonheur dans le foyer. Mais ce même enfant peut devenir par la suite une source de peines, de soucis et de tristesse pour ces derniers, qui pis est, l’enfant terrible de la Communauté.
Les bienfaits du Nikâh dépassent le cadre individuel. Il profite à la communauté toute
entière. Il ne s’agit pas seulement de l’union de deux êtres, mais plutôt de deux familles entières, souvent, totalement étrangères l’une de l’autre, qui se voient rapprochées par ce lien solide de fraternité et de solidarité. Cette alliance participera donc à la fortification de la société : la force d’une communauté réside dans l’entente, l’harmonie et la solidarité des différents membres qui la composent, en l’occurrence les différentes familles.
Le droit au mariage est un droit fondamental, un droit naturel, un droit religieux par-dessus le marché, au même titre que la liberté, le droit au travail, le droit à la nourriture, au logement, à l’éducation, à la santé, à la sécurité. L’être humain est fait pour vivre en ménage. La société ne doit mettre aucun obstacle susceptible d’empêcher quiconque de jouir de ce droit et, bien au contraire, d’agir constamment sur ce chemin et de fournir toutes les facilités pour que ce droit se concrétise.
L’enfant ne réclame pas seulement le droit à l’éducation scolaire et religieuse mais aussi le droit au mariage quand il atteint le bel âge, ce qui est la suite logique des enseignements acquis au Madressa. Si non, cette Ecole de l’Education Islamique qu’est le Madressa reste stérile parce qu’elle a donné des leçons qu’elle-même, et à travers cette dernière, la Communauté toute entière, a transgressées. La responsabilité de la Communauté autant et surtout celle de la Mission prosélyte à l’intérieur du Jamat ne s’arrêtent pas à l’âge de quinze ans de l’enfant qui termine ses études au Madressa mais, elle ne fait que commencer à partir de cette période. La Congrégation, en relation étroite avec la Section Tabligh, doit le suivre à la piste, si elle veut rester en vie, surtout spirituellement. Certes, le coton et le feu ne peuvent pas demeurer dans un même lieu, toutefois, il revient à la Communauté de créer des conditions pour conserver ceux-ci dans un même endroit sans provoquer l’incendie, donner les moyens nécessaires aux enfants de familles nécessiteuses souhaitant se marier, encourager les jeunes dans ce sens en créant des facilités, sensibiliser les parents difficiles, organiser des conférences sur le thème de la sexualité, créer un bureau matrimonial, un service de réconciliation des ménages en difficultés….
C’est une injustice immense de notre part envers nos enfants que de ne pas songer à leur
avenir, à laquelle chacun aura à répondre, avant tout, les parents et, ensuite, les Dirigeants de la Communauté comme les Chargés de la prestigieuse Mission de Tabligh qui ont charge d’âmes tel un commandant de navire, ainsi que les Oulémas Prédicateurs désignés par le Messager de Dieu comme « les Secrétaires d’Allah auprès de ses créatures ». Il avertit dans un Hadith que : « Vous êtes tous des bergers et vous serez tous interrogés sur votre troupeau. »
L’enfant d’aujourd’hui sera le jeune de demain, un couple sera formé à partir de lui, il deviendra, à son tour, le père ou la mère de ses enfants, une nouvelle famille verra le jour, de nouveaux êtres viendront élargir la Communauté.
Les us et coutumes, les traditions non islamiques et les superstitions rongent la
Communauté comme la termite dévore l’arbre. Nos ancêtres tiraient leur origine de l’Hindouisme. Certains sont devenus chiite duodécimain en passant par la secte Ismaélienne dont les Croyants n’étaient autres que des idolâtres avant de devenir les adeptes de l’Aga Khan. Il n’est donc pas étonnant que des pratiques hindoues soient encore ancrées dans notre Civilisation comme celles de l’Occident qui viennent s’y ajouter ou les remplacer parce que nous vivons dans cette partie du monde. Michel de Montaigne soulignait en son temps que « chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage. » Le Martyr, Ayatollah Mourtaza Moutahhary écrit dans son livre « Les Droits de la Femme en Islam » à propos de l’Islam et la vie moderne : « ……Les gens mal guidés et mal informés ne comprennent pas cela. Ils récitent toujours la même litanie sur le même ton, en répétant que le monde moderne est ceci et cela….
Selon ces gens, notre ère étant l’ère de l’espace, pendant laquelle il n’est plus possible de
monter sur un âne et de ne pas prendre l’avion, d’utiliser une lampe à pétrole au détriment de l’électricité, de tisser avec la main au lieu d’installer de grandes usines textiles, d’écrire à la main au lieu de faire appel aux formidables appareils d’imprimerie, de la même façon, il n’est pas possible de ne pas participer aux soirées dansantes, aux réunions de nudisme, aux réceptions mondaines luxueuses, ni d’éviter le bavardage autour d’un verre d’alcool, les jeux de hasard, le port de vêtements courts à la mode, car tout ceci constitue des signes de modernité auxquels il faut souscrire sous peine de revenir à l’âge de l’âne…..
L’Islam n’a pas traité de la forme extérieure de la vie, laquelle forme dépend du degré de
développement de la connaissance humaine. Les enseignements islamiques ont trait seulement à l’esprit et aux buts de la vie, et ils déterminent le meilleur moyen d’atteindre ces buts. La science n’a ni changé l’esprit et les buts de la vie, ni suggéré une voie meilleure, plus courte et plus sûre pour les atteindre. Elle a seulement fourni un meilleur moyen de traverser la route qui conduit à ces buts…..
L’Islam a posé des panneaux de signalisation tout au long de la route du progrès humain.
Ces panneaux indiquent d’une part la route et la destination, et d’autre part mettent en garde contre la présence de fossés et d’endroits dangereux. Toutes les lois islamiques sont des panneaux, soit de la première, soit de la seconde catégorie…..
Toutefois, l’Islam a ordonné autre chose. Il a dit qu’il est interdit de perdre son identité, de se soumettre aux autres, de suivre les autres aveuglément, d’être assimilés par les autres, d’être dépendant des autres, d’être ensorcelé par les autres, de considérer un âne étranger mort une mule, d’importer l’immoralité et la perversité des autres au nom du phénomène du 20è siècle, de croire que les Musulmans doivent être occidentalisés extérieurement et intérieurement, physiquement et spirituellement… »
Un certain penseur occidental a bien raison de dire que : « l’Hindou Musulman ressemble à l’Arabe Musulman plus qu’à son compatriote Hindou Bouddhiste près duquel il a vécu des siècles durant. » L’Islam est donc cette corde solide d’Allah à laquelle sont accrochés tous les musulmans de tous les pays, malgré la différence de leurs origines.
Il est, cependant, malheureux de constater que certaines coutumes sont parfois, au nom de
l’Islam, entremêlées de traditions millénaires dont il faut saisir le sens originel pour écarter le bon grain de l’ivraie. D’autres, par contre, poussent, comme de mauvaises herbes, à côté de celles déjà existantes, semblables au dicton connu : autres temps ! Autres moeurs ! Comme en témoigne le récit suivant qui me vient de nos voisins africains : Lors du mariage de l’un de ses fils, un homme attacha son chat à l’entrée principale de sa maison. Un des invités dont l’enfant se mariera dans les prochains jours le distingua et ligota deux chats de chaque côté de sa porte au moment où il fut béni de cet événement heureux. Puisque dans des circonstances pareilles, chacun examine soigneusement les choses pour pouvoir bien préparer le mariage de ses marmailles et d’en faire une célébrité, une personne qui a vu cette démonstration n’en resta pas là et installa quatre minets, à chaque flanc, devant l’accès de sa demeure pendant les noces de sa fille. Le chiffre alla en croissant et atteignit jusqu’à quarante chats à l’occasion du dernier sacrement. Une fois n’est pas coutume, dit-on, mais elle le fut dans ce cas.
Le village se vida de ses félins. Le commerce de mimis devint florissant. Les rats conquirent le bled suivant le proverbe connu : le chat est parti, les souris dansent. Les habitants devinrent inquiets. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, comme dit la sentence populaire, ici, ce sont les chats et les chattes qui subirent la souffrance et offrirent leur vie pour la vie du nouveau couple humain.
En voyant ce nombre historique, plusieurs interprétations vinrent animer la conversation.
Les uns dirent qu’il constitue celui de la commémoration du 40è jour du défunt – le hasard fait aussi des choses, un membre de la famille du marié venait de décéder 40 jours plus tôt - tandis que les autres d’affirmer qu’il résulte des 40 nuits passées sur le Mont Sinaï par le Prophète Moïse pour recueillir la Sainte Tohra. Certains se sont rappelés de l’âge du Prophète Mohammad (ç) pendant lequel il proclama sa mission divine et les méchants de faire remarquer l’histoire d’Ali Baba et les 40 voleurs !! Heureusement que Dieu a créé l’intelligence et a donné le bon sens à l’homme. Un sage parmi eux se leva et eut le courage de demander le pourquoi et le comment de cette pratique dont personne ne savait la raison mais tout le monde la suivait aveuglément ! Il monta jusqu’à son origine et trouva la signification : « Nous étions très dérangés au moment de la bénédiction nuptiale de notre fils et l’unique chat que nous possédions nous gênait énormément. Je l’ai donc attaché à la porte. » s’expliqua l’homme qui, en premier, eut cette idée maligne qui devint, par la suite, cette pratique diabolique. Si Allah vous a comblé de la richesse, elle est destinée à être dépensée sur Sa voie et non sur celle du satan. C’est aussi une des formes particulières de louer Le Créateur pour les bienfaits qu’Il a accordés. Toute somme dépensée pour l’amour de Dieu est insignifiante et ne constitue pas la prodigalité. Je vous cite un Hadith à l’appui de cette affirmation :
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